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Que valent les mesures du gouvernement ?

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 Catégories : Actualités

A qui profite le plus les mesures du gouvernement ?

Trois ménages sur quatre verront leur pouvoir d’achat croître de 440 euros par foyer cette année. Les mesures vont doper le pouvoir d’achat des Français de onze milliards et demi d’euros en 2019. 90% proviennent des mesures du gouvernement suite à la crise des « gilets jaunes ». Le coût du mouvement des gilets jaunes aura été probablement de quelques dixièmes de point de croissance au 4ème trimètre 2018 mais il devrait apporter un véritable coup de fouet au pouvoir d’achat suite aux mesures apportées qui seront largement favorables aux classes moyennes.

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Pour beaucoup, l’amélioration viendra de la distribution des revenus.

Défiscalisation des heures supplémentaires, réduction de la taxe d’habitation, baisse des cotisations sociales salariées, revalorisation de la prime d’activité, la mise en place du « reste à charge zéro » sur certaines lunettes et prothèses, augmentation du chèque énergie... Le taux de prélèvement obligatoire sur les ménages baissera, pour la première fois, de manière significative depuis 2007 alors qu’il n’avait cessé de croître depuis 2010. Toutes ces mesures devraient également faire augmenter de 0,5 points le produit intérieur brut (PIB). La croissance française est tombée à + 1,5 % en 2018, rien d’étonnant après l’effet gilets jaunes. Mais la casse a été moins violente que prévue comme l’indique la progression du PIB. N’oublions pas tous les facteurs qui jouent en la défaveur du pouvoir d’achat : Hausse des prix du pétrole, BREXIT, conflit, tensions entre la Chine et les Etats Unis… En gros 3 ménages sur 4 devraient être gagnants avec ces mesures et la baisse de la pression fiscale, un vrai tournant dans le pouvoir d’achat des français depuis la loi Tepa de Nicolas Sarkozy grâce à cette vraie baisse de leur taux de prélèvements obligatoires.

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Malheureusement, cela ne profitera pas à tout le monde.

Une partie des ménages perdants seront parmi les plus pauvres (25% des ménages français soit 4.5 millions des ménages ne sont pas concernés par ces mesures et parmi eux, 20% font partie des ménages les plus pauvres qui seront impactés suite au nouveau mode de calcul de l’APL SOIT -280 euros sur 2019 pour les plus pauvres). Les autres perdants seront également une partie des retraités qui ne sont pas concernés par ces mesures et qui verront leur pouvoir d’achat baisser. Les autres perdants seront également les inactifs (désindexation de certaines prestations sociales de l’inflation, aides au logement…).

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Le pouvoir d’achat devrait donc augmenter grâce à la hausse de la prime d’activité, l’annulation de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les retraites de moins de 2 000 euros et la défiscalisation doublée de l’exonération de charges sociales des heures supplémentaires, baisse des cotisations, la taxe d’habitation. Tout cela profitera surtout aux classes moyennes. L’inflation devrait être beaucoup moins forte en 2019, mais il ne sera possible de se rendre compte réellement de l’impact des gilets que plus tard dans l’année (notons que les plus impactés de manières négatives ont été l’hôtellerie, la restauration, les loisirs, les transports). A noter, le secteur de l’automobile a été touché par la faiblesse des constructeurs allemands qui a subi les nouvelles normes d’émissions de gaz.

Le moral des français commence à revenir à la hausse après des mois de morosité caractérisée.

Par exemple, par une baisse des dépenses dans les logements neufs remarquée en novembre dernier. Notons un élément un important dans la logique de pouvoir d’achat de français : La mise en place du prélèvement à la source. Certes bon nombre de français étaient déjà mensualisés mais reste à voir si le fait de voir son salaire net diminuer à la fin du mois n’aura pas un effet néfaste sur les projets d’achats et de dépenses des français.

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Dans un supermarché, sur 13 000 produits, près de 600 seront touchés, (hausse moyenne de 5 à 6%.) suite à la loi alimentation votée en octobre 2018 et qui entre en vigueur le 1er Février 2019 et qui a pour objectif de garantir de meilleures marges aux exploitants agricoles. La grande distribution se doit d’augmenter ses marges de 10% sur les produits alimentaires vedettes soit 4% des produits vendus de grandes marques afin de mieux rémunérer les agriculteurs (ex : +8.4% sur le Nutella, +10% sur le Ricard…). Mais est-ce que cela sera réellement respecté, c’est la question que l’on se pose et bon nombre d’économistes restent sceptiques. Cette loi ne concerne pas les marques de distributeurs. Cela ne touche que les produits les plus concurrentiels qui n’avaient qu’une faible marge en raison d’une guerre des prix entre distributeurs. Le but est de limiter la guerre des prix des distributeurs sur les produits stars qui feront l’objet de cette baisse des prix. Leur marge est pourtant bien supérieure (30%) sur les marques de distributeurs que sur les grandes marques (20-25%). On demande donc aux ménages qui souffrent d’un pouvoir d’achat limité, de dépenser plus pour le bien des agriculteurs. C’était sous-estimer la grande distribution qui a déjà trouvé les parades pour contourner ces lois de hausse de prix dans l’alimentaire.

Technique de poids pour contourner la loi, la carte de fidélité des grandes enseignes.

Action commerciale largement rependue, et qui, curieusement n’est pas touchée par cette loi. Résultat, les enseignes vont déporter la majorité de leurs offres promotionnelles sur les cartes de fidélités. Ce qui permettra de conserver bons nombres de promotions. En gros, au lieu d’obtenir votre offre dès le paiement à la caisse, il sera en différé sur votre carte de fidélité. Mais l’avantage sera toujours là. En contrepartie de cet effort, les grands distributeurs bénéficient d’un seuil de revente à perte à 10%. Malgré qu’ils aient l’obligation de faire 10% de marge sur bon nombre de produits alimentaires. Cette loi augmente donc les marges de la grande distribution afin de d’améliorer les revenus agricoles en obligeant les consommateurs qui allaient au moins cher à désormais payer plus cher. Le résultat de cette loi reste très mitigé et bon nombre de professionnels  et d’associations de consommateurs restent tout à fait sceptiques voire pessimistes sur un résultat positif.

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Le gouvernement s’est engagé à réglementer les tarifs du gaz et de l’électricité jusqu’au 1er mars 2019.  

Mais les factures pourraient augmenter de 6% après cette date. Les prix à la pompe, à l’origine de la crise des Gilets jaunes, remontent, malgré le gel des hausses des taxes sur le carburant pour 2019. Les événements au Venezuela et la décision de l’Arabie Saoudite de réduire ses exportations en sont une des causes (un centime par litre de gazole et de 0,5 centime par litre de sans plomb 95 à la quatrième semaine de janvier 2019). Malgré tous ses efforts, le gouvernement Français ne peut agir sur l’instabilité de gouvernements tel que le Venezuela. Une hausse des tarifs devrait être appliquée au 1er juin. Le gouvernement dispose néanmoins de certaines cartes afin d’en atténuer les effets. Baisse des taxes pour les fournisseurs qui serait répercutée sur les factures des consommateurs, la possibilité pour les concurrents d’EDF d’acheter à un tarif régulé de l’électricité nucléaire au fournisseur public, le lissage de la hausse sur un an. Projet de réformer la régulation du marché de l’électricité afin d’obtenir une stabilité des coûts du parc de production française.

Auteur : Ben Rais

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